LA LAINE

Depuis des temps immémoriaux, le Lama est utilisé par les indiens de la Cordillère des Andes pour sa laine dans la confection de nombreux ouvrages utiles à la vie courante.

On peut employer cette laine dans la confection de tapisseries, de liens très solides, ou pour des travaux plus délicats comme les vêtements, après enlèvement du poil grossier.

Les premiers tissus confectionnés par l’Homme en laine de Lama seraient antérieurs à 4000 ans avant J-C.

La laine de Lama est constituée par un poil de protection un peu rêche et d’un sous-poil beaucoup plus fin. La laine ne présente aucun suif contrairement par exemple à celle du mouton, ce qui la rend quasiment inodore et attire de manière générale beaucoup moins les parasites.

Le Lama dit « lainé » arbore une toison de plus ou moins grande épaisseur, avec diverses qualités de laines selon l’individu et la partie du corps intéressée. Cette toison peut être raide ou ondulée.

Le Lama lainé de type « Suri » est le plus recherché pour l’exploitation de la laine, mais aussi pour les concours de beauté. Il est dès lors également le plus cher.

La qualité de la laine détermine en effet en partie la valeur d’un Lama.

Le lama qui est un animal de montagne exposé notamment au froid, mais encore à d’importantes variations de températures, a développé cette toison pour se protéger.

Pour une bonne régulation thermique de son corps, il n’est pas rare d’observer qu’il prend des bains de soleil pour emmagasiner de la chaleur et qu’il se roule au sol à cette même fin, rendant du même coup sa toison plus étanche et se débarrassant d’éventuels parasites.

Par de fortes chaleurs, il cherchera volontiers à humidifier sa fourrure pour se rafraîchir. Une forte chaleur sèche et prolongée est un risque de mort pour lui.

Par conséquent, cette laine possède des propriétés naturelles très intéressantes.

Le Lama peut présenter une robe unie, bicolore, tricolore, tachetée, ou même apalosa comme le sont certains équités.

Il est recensé environ 25 nuances de couleurs naturelles différentes de laine. Elle est très appréciée des connaisseurs et peu atteindre un prix relativement élevé tout comme celle de ses cousins l’Alpaga, le Guanaco ou la Vigogne…

Il est à noter que l’âge et le nombre de gestation ont une influence notable sur la qualité et la quantité de laine.

La récolte de la laine se fait selon deux méthodes : le brossage et la tonte.

Cette action est nécessaire pour la santé du Lama. Cela évite notamment les problèmes de peau, la prolifération des parasites. Le lama s’en trouve mieux et plus beau. Le poil repousse en général de meilleur qualité.

                        

Au Miradou, la tonte se pratique une fois par an de la fin du printemps au 15 août au plus tard car nous sommes ici en montagne il faut permettre une bonne repousse du poil avant la saison froide. Pour cela, nous préférons dans la plus grande majorité des cas ne pas entraver nos bêtes pour les y habituer sans stress.

Le brossage, quant à lui, est pratiqué le plus souvent possible pour entretenir la toison, enlever les impuretés et la rendre ainsi plus fine. Le Lama vient d’ailleurs parfois lui-même réclamé… comme une marque d’affection… au même titre souvent que les caresses…C’est ainsi l’occasion de créer un lien très fort avec l’animal.

Dans la nature, on peut remarquer que le Lama entretien lui-même sa toison en se frottant parfois énergiquement contre les branches basses des arbres ou les buissons épineux… Le résultat est cependant plus grossier, avec un plaisir sommes toutes plus solitaire…

On procède ensuite au cardage et au filage, soit manuellement, soit à l’aide de machines.

Pour approfondir le sujet, nous organisons sur place des stages de filage de laine... Veuillez consulter la rubrique :

STAGES.

Nous vous proposons également à la vente des produits en laine de Lama dans notre Boutique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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